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Fiscalité automobile : un magot conséquent !

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428 milliards d’euros : c’est le montant en euros encaissé par les 15 gouvernements européens (UE avant élargissement en 2004) au titre des taxes automobiles (TVA, immatriculation, hydrocarbures, autres taxes), d’après l’Association européenne des constructeurs automobiles.

Si ce montant conséquent, et en hausse de 3,5 %, représente 2,5 fois le budget de l’Union européenne et illustre le poids de la fiscalité sur l’automobile, des spécificités nationales voient le jour à y regarder de plus près.

La France championne d’Europe de la fiscalité

Cocorico diraient les Français : en matière de fiscalité automobile, ils sont bien les premiers.

79 milliards d’euros de prélèvements ont été effectués en France pour 2,1 millions de véhicules immatriculés chaque année. Seule l’Allemagne dépasse ce montant en valeur absolue (92 milliards d’euros) mais pour un nombre total de véhicules très largement supérieur (3,4 millions).

En France, c’est bien la taxe sur les hydrocarbures qui pèse pour près du 50% du montant total de la fiscalité.

Aux Pays-Bas et en Belgique, rouler coûte aussi très cher !

Plusieurs études, et notamment le LeasePlan CarCost Index, montrent régulièrement que rouler aux Pays-Bas coûte cher, voire très cher, entre 600 et 800 euros par mois et par véhicule.

L’étude sur la fiscalité illustre cet état de fait avec plus de 20 millions d’euros de taxe ponctionnées en 2017, dont une majorité sur les hydrocarbures comme en France.

En Belgique, où la fiscalité se révèle également importante (19 millions d’euros au total par an), la TVA occupe une part majeure (7 millions d’euros) quasiment équivalente aux taxes sur les carburants.

Un avenir automobile de lutte contre les hydrocarbures

Au-delà de la fiscalité, l’avenir appartient à ceux qui polluent moins. C’est en tout cas le message que veulent faire passer les différents gouvernements.

La France compte interdire d’ici 2040 la vente de voitures diesel (et essence) et des villes comme Paris sont déjà parties en chasse contre les diesels anciens avant d’éradiquer complètement ces derniers à horizon 2024.

Aux Pays-Bas, un accord de coalition signé en 2017 prévoit la commercialisation unique de véhicules sans émissions dès 2030 tandis qu’Amsterdam se positionne sur le sujet à horizon 2024.

Enfin en Belgique, les véhicules les plus polluants ne peuvent déjà plus se rendre dans la région de Bruxelles (véhicules sans norme Euro et Euro 1) et d’autres catégories de véhicules vont être touchées dans les prochaines années.

Entre fiscalité alourdie et interdiction, restez tout de même vigilant au volant pour ne pas risquer la sortie de route !

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